Karine Demers Artiste
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Karine Demers Artiste

MRC de Matawinie

Discipline(s) :
- Arts visuels

J’ai envie d’amener une impression d’architecture dans des œuvres entre le tableau et la sculpture. Je suis fascinée par l’épuration de la forme et le délicat travail de calibrage. Refusant tout désordre dans l’œuvre, les formes définies et les volumes dosés sont ceux qui m’inspirent. J’éprouve une fascination pour les métiers d’arts, la dentelle, le maillage, le perlage, les travaux de « petites mains ». À la manière de ces métiers, mes œuvres sont impossibles à créer rapidement. Le processus est intéressant, mais parfois, à la mesure de la quantité de pièces requise pour chaque œuvre, elles deviennent une sorte de tâche. La rigueur et les séries prennent ici un sens qui traduit la répétitive construction de pièces unitaires, dont le nombre évoque parfois la contrainte de la tâche obligée, aliénante. En y ajoutant de l’esthétisme, cela déjoue leur aspect monotone. Je fais en quelque sorte un pied de nez à la tâche. J’utilise pour certains projets des matières faciles d’accès, que l’on retrouve dans la vie quotidienne, qui font entrer l’ordinaire « dans » l’art. Il m’est important de laisser de la place au vide, aux espaces blancs, à la respiration. J’aime retrouver cette idée de répit de l’œuvre, qui amène une construction. Cette association avec la respiration, le corps et le fonctionnement de la vie laisse émerger un aspect humain dans des œuvres qui dénotent parfois une rigidité. Le vide est un moment de répit. Dans certaines d’entre elles, plus agressives, fermes, pointues ou saccadées, ce vide offre la possibilité de s’échapper. C’est le rythme naturel de la vie, qui s’impose de lui-même. Il s’agit de quelque chose qui ressemble à une séquence, à des suites, un peu comme de la musique. Le vide permet de quitter brièvement la production, de se laisser aller à être bien, d’affirmer le droit de ne pas être constamment en action. Inspirée par la sculpture, j'ai une attirance particulière pour l’effet de la lumière et les ombres résultant de l’aspect tridimensionnel de mes œuvres. La lumière qui se dépose sur les reliefs de différentes hauteurs (et leurs ombres inhérentes) amène une dimension importante dans l’œuvre. Ce sont des parties de l’œuvre qui sont à considérer. J’observe les effets naturels qui surviennent dans l’œuvre et je tente d’accentuer leur capacité à se muer avec l’ambiance. Je travaille dans des éclairages différents et je sais que l’œuvre est dépendante de son habitat. Selon l’endroit où elle se trouve, l’œuvre révèle ses multiples facettes. Le kaléidoscope me vient souvent en tête pour expliquer cette étape de mon processus. L’œuvre change en effet tout autant selon son angle d’approche que sous l’effet de la lumière. L’œuvre peut généralement être abordée dans n’importe quel sens. Il n’y a d’ailleurs pas de signature sur le devant, et cela permet une appropriation plus complète de mon art par leur propriétaire. Je suis intéressée à me promener autour de l’œuvre, un peu comme les architectes ou les sculpteurs, qui passent de tous les côtés, regardent partout et ne se limitent jamais à la seule façade

Voir le site Web
https://www.calq.gouv.qc.ca/ https://www.mcc.gouv.qc.ca/

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