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Potière
BUCZKOWSKI,
Martine
256, rue Sainte-Louise
Saint-Jean-de-Matha (Québec)
J0K 2S0
Téléphone : 450 886-3260
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Dans une jolie petite maison de village plus
que centenaire, un tour, un four et une potière. Martine
Buczkowski, qui vit et oeuvre à Saint-Jean-de-Matha depuis
une dizaine d’années, façonne de ses mains expertes
des vaisselles de faïence.
L’artiste fait ses études au Cégep
du Vieux-Montréal en 1979. Elle étudie d’abord
les arts plastiques, mais lorsqu’une amie, étudiante
en céramique, lui donne un peu d’argile, Martine Buczkowski
a ce qu’elle appelle une révélation. De cette
première argile naîtra une première théière,
mais surtout, une vocation. La jeune Martine s’inscrit au
programme de céramique offert par le cégep : trois
merveilleuses années d’apprentissage, d’expérimentation
et de découvertes, que Martine Buczkowski évoque encore
aujourd’hui avec émotion. Depuis maintenant vingt-cinq
années de pratique, Martine Buczkowski n’a pas modifié
sa technique. Elle travaille avec la faïence, qu’elle
façonne sur un tour. Les pièces sont ensuite mises
à sécher puis reçoivent une sous-glaçure.
Martine Buczkowski l’appose à l’aide d’un
pinceau sur la terre crue. Les sous-glaçures sont des oxydes
métalliques, qui deviendront couleurs à la suite de
l’action d’un feu intense et qui sont appliquées
avant même la première cuisson.
C’est à cette étape, que
la créativité et la sensibilité de l’artiste
entrent en jeu, car Martine Buczkowski est en constante recherche
de nouveaux décors. Ses collections sont généralement
de couleurs très vives et gaies, et marquées par un
goût pour les bandes et les lignes, larges ou fines. Récemment
pourtant, les recherches esthétiques de Martine Buczkowski
l’ont menée vers un travail plus graphique, en noir
sur le blanc de la faïence, évoquant par sa simplicité
et sa sobriété une inspiration peut-être japonaise.
Mais il ne faut pas s’inquiéter pour les couleurs,
elles ont toujours une place de choix parmi les créations
de la potière.
Lorsque les décors sont peints, les
pièces sont enfournées pour une première cuisson
à basse température (environ 982 °C), dite cuisson
au dégourdi. Elles reçoivent ensuite une couche d’émail
transparent et retournent au four, pour la cuisson de maturation,
à 1177 °C. C’est ici que la magie du feu opère,
révélant les couleurs des sous-glaçures, latentes
jusqu’ici, comme le sont celles de nos paysages, l’hiver.
La production de la potière de Saint-Jean-de-Matha se distingue
également par l’ajout fréquent sur ses pièces
de perles de verre qui leur donnent un air un peu « gipsy
». Elles sont fixées à l’aide de fils
métalliques sur certaines de ces pièces à large
bord préalablement trouées avant même la cuisson.
La vaisselle au tour de Martine Buczkowski
est un plaisir pour la vue et le toucher, qui augmente encore celui
de se retrouver autour de la table avec des gens qu’on aime
: pour la potière, c’est effectivement là l’essence
de son métier. L’artiste participe aux principaux salons
de métiers d’art (Salon des métiers d’art
du Québec à Montréal, 1001 pots à Val-David
et One of a Kind à Toronto). Elle vend également ses
oeuvres directement à son atelier, qui comporte une petite
boutique.
(rédigé par Bruno Mainville)
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Potter
Located in a beautiful centennial cottage,
we find a potter’s wheel, a kiln and a potter. Martine Buczkowski
has lived and worked in Saint-Jean-de-Matha for over more than a
decade, where she creates and produces with expertise faïence
dishware.
While initially studying Fine Arts at the Cégep
du Vieux-Montréal in 1979, Buczkowski had what she calls
a “revelation”, when a friend and student in ceramics,
handed her some clay. From this initial lump comes not just her
first teapot, but, more importantly, she discovers her true calling.
The youthful Martine enrolls into the ceramics program, which is
also offered at this college. Today, the potter evokes those three
wonderful years of training, experimentation, and discovery with
a great deal of emotion.
With a steady 25 years of practice, Buczkowski
has never modified her technique. She works with earthenware clay,
which is modeled on a potter’s wheel. After being left to
dry in the open, a coating of under-glaze is applied with a paintbrush
to the unfired pieces.
The under-glaze consists of metal oxides that,
once fired at a high temperature, reveal their true colors.
It is at this stage of the process where Buczkowski’s
creativity and sensitivity come into play, for she is constantly
in search of new ideas for decorating her dishware. Her collection
consists generally of vivid, joyful colors, and is marked by a predilection
for wide and thin stripes and lines. Recently however, the potters
aesthetic research has lead her to develop a more “graphic”
style, with the use of black enamel on the white faience, which
by its refined application might suggest to be of Japanese inspiration.
No need to worry, though, for colors will always have their importance
in Buczkowski’s work.
Once decorated, the pieces are placed in the
kiln for a first firing at a low temperature of about 982 °C,
called au dégourdi. Once cooled, the pieces are coated with
a transparent enamel, and re-fired to the maturation point, 1177
°C. It is at this point, that the intense heat, as if by magic,
reveals the latent colors of the under-glaze, dormant colors like
those absent from our winter scenes. This potter’s work distinguishes
itself also by the addition of glass beads to some of her pieces,
“gipsy” in appearance. On some of Buczkowski’s
wide rim pieces, the beads are secured with a metal wire, which
passes through a hole previously made before the very first firing.
The wheel-thrown dishware of Martine Buczkowski
is a true delight to our senses, both visual and tactile, which
is reinforced by the pleasure we find in its use, sitting around
a table and sharing a meal amongst the people we love; for the artist,
this is the essence of her work. Buczkowski participates in major
craft shows, such as the Salon des métiers d’art du
Québec, in Montreal, 1001 pots, in Val-David, and One of
a Kind Show and Sale, in Toronto. She also sells her work directly
from her workshop, which includes a small boutique.
(translated by Valérie Gill)
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