Conseil de la culture de Lanaudière et ses membres
 

 

Donald Alarie

Lettres

 

 

6, rue Forand
Saint-Charles-Borromée (Québec)
J6E 6N6

Téléphone : (450) 759-6055

Adresse électronique : alarie_donald@hotmail.com

 

 

Donald Alarie a entrepris son travail littéraire vers 1975. Il a enseigné au niveau collégial de 1970 à 1997 - la première année à Montréal et par la suite, à Joliette. Son premier roman, La Rétrospection, a été publié en 1977 et lui a mérité le prix littéraire Gibson en 1978. Il a publié quatorze livres, dont deux en collaboration. Il a débuté par l'écriture de romans et de nouvelles pour ensuite, à partir de 1986, se tourner vers la poésie : Petits formats (en 1987, pour lequel il a reçu le prix Marcel-Panneton), La Terre comme un dessin inachevé (1990), Parfois même la beauté (1993), Ainsi nous allons (1997), Avec notre fragilité ordinaire (1999); sans toutefois exclure totalement le roman (Tu crois que ça va durer ? en 1999).

En 1980, il a reçu le prix Jean-Béraud-Molson pour son œuvre Jérôme et les mots.

Il a publié de nombreux textes de création et articles dans les revues suivantes : Estuaire, Moebius, XYZ, Liberté, Lettres québécoises, Combats, Brèves littéraires, Les Saisons littéraires, La Poésie au Québec, Le Sabord, Silences et l'Artefact.

Environ quatre-vingts articles ont été consacrés aux livres de Donald Alarie dans des journaux et des revues du Québec tels La Presse, Le Devoir, Lettres québécoises, Spirale, Journal de Montréal, Le Sabord, Estuaire, Québec français, Nuit blanche, Voir, Ici et l'Artefact.

Même si la nature est parfois présente dans ses œuvres, c'est surtout la ville qui prédomine. Il aime parler du quotidien à la ville. La fenêtre occupe d'ailleurs une place particulière dans la production de l'auteur, comme en témoigne la couverture de certains de ses livres : Les Figurants (1995)et Parfois même la beauté (1993).

Les critiques ont déjà parlé de son style "dépouillé " et de lui-même comme d'un auteur qui fait de la littérature à caractère "intimiste"; ce sont deux termes avec lesquels il est en accord. Selon lui, un auteur est quelqu'un qui murmure dans l'oreille du lecteur pour lui parler de sa vision du monde et cela, dans un style original.

Depuis 1990, Donald Alarie a participé à plus de vingt lectures publiques dans différentes villes telles Joliette, Montréal et Trois-Rivières.

«Tout peut se produire près d'une chaise abandonnée ou d'une porte entrouverte qui laisse deviner, dans l'ombre, des plats dont on se sert pour les repas quotidiens. Un petit rien et nous recommençons à nous regarder comme si c'était la première fois. Le silence nous rassure et les mots à venir ne nous inquiètent pas. Un verre brisé, un appareil ménager en détresse ou un mur qui se lézarde ne peuvent rien contre nous. Nous pourrions faire fuir la nuit si elle se présentait à visage découvert.»

 

Extraits

«Par la fenêtre ouverte, me parviennent d'étranges rumeurs sur l'avenir du monde. La frayeur m'encercle. Il faut dire que je suis une proie docile. J'imagine des gens qui courent au hasard sous les balles égarées de tireurs fous. Je me réfugie dans la noirceur de ma chambre, au creux d'une épaule connue ou inventée. Je ne peux oublier les enfants tués dans les rues de Rio par des chasseurs de nuit trop bien rémunérés ni les yeux du jeune mendiant dont l'âme n'a aucun domicile fixe. Dans certains pays, les cimetières font salle comble depuis longtemps. Les morts ne se sentent à l'aise nulle part. Parfois on les enterre même dans un terrain de football désaffecté où de petites croix presque anonymes remplacent tant bien que mal les cris et les slogans des partisans de l'équipe locale. Ailleurs on se tue pour un oui ou pour un non. Ce sont de bien petits mots pour perdre la vie.»
(Ainsi nous allons, Écrits des Forges, 1997, p. 60.)

«tels ces secrets parfois murmurés
les soirs de complicité inattendue
dans un petit bar familier
où la fumée habille tous les regards
où les bruits d'usage permettent
les gestes trop souvent retenus
ce que tu me confies me nourrit
m'apaise et me bouleverse à la fois
j'aurais vécu autrement
sans ton souffle sur ma joue
sans tes mots dans mon cou.»

(Avec notre fragilité ordinaire, Écrits des Forges / Grand Océan, 1999, p. 53.)

 
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