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Faits saillants
Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des
métiers d’art et de la littérature et sur leurs
contrats avec les diffuseurs (L.R.Q, chapitre S-32.01).
Section 1. 7
« A le statut d’artiste professionnel, le créateur
du domaine des arts visuels, des métiers d’art ou de
la littérature qui satisfait aux conditions suivantes :
1. Il se déclare artiste professionnel;
2. Il crée des oeuvres pour son propre compte;
3. Ses oeuvres sont exposées, produites, publiées,
représentées en public oumises en marché par
un diffuseur;
4. Il a reçu de ses pairs des témoignages de reconnaissance
comme professionnel, par une mention d'honneur, une récompense,
un prix, une bourse, une nomination à un jury, la sélection
à un salon ou tout autre moyen de même nature. »
Près de 40 artistes reconnus professionnellement
vivent dans Lanaudière, région limitrophe de l’île
de Montréal. Plus d’une centaine d’amateurs produisent
de façon irrégulière des objets généralement
utilitaires[1]. Souvent les artistes aux activités
de création ajoutent des activités de vente directe,
d’enseignement, d’exportation, etc.
Trois familles de métiers d’art regroupent plus de
la moitié des artistes : métaux (22,7 %), bois (16
%) et céramique (14,7 %).
La moitié de l’ensemble des artistes ont entre 10 et
19 ans de métiers.
8 artistes sur 10 travaillent à leur propre compte, donc
en propriétaire unique. La structure familiale aide au démarrage
et au développement de carrière.
Majoritairement les artistes exercent leur métier en produisant
des pièces uniques et des pièces en série.
Plusieurs regardent les possibilités d’exportation
hors du Québec.
Une douzaine d’artistes sont présents au Salon des
métiers d’art du Québec à Montréal
et/ou Toronto et/ou Vancouver.
Certains enseignent dans des écoles-atelier de Montréal.
Des artistes sont entrepreneurs et propriétaires de boutiques
à Saint-Sauveur et Québec.
Dans les métiers d’art, les équipements sont
rares et dispendieux; la spécialisation dans la production
exige également la création d’outils uniques.
Les achats de matériaux se font au Québec, en Europe
et aux États-Unis.
Il y a de 5 à 6 salons ou foires de vente chaque automne
aux quatre coins de la région (Repentigny, Lachenaie, Joliette,
Saint-Cuthbert, Berhier).
Il y a un festival à la fin septembre dans la petite municipalité
de Sainte-Marcelline.
Certains artistes exposent dans des boutiques de lieux touristiques
(Terrebonne, Saint-Michel-des-Saints, Joliette, etc.).
Il y a des boutiques-ateliers chez les Jean-Pierre Gauvreau, Patrice
Génier, Pierre-Nicolas Côté…
Il y a des ateliers de formation chez Dominic Letiecq, Véronique
Louppe, Patrice Potvin…
Il y a un cours d’ébénisterie au Cégep
régional de Lanaudière, constituante Terrebonne.
Des activités de sensibilisation dans
les écoles sont animées par Philippe Bettinger, John
A. Cosgrove, Patrice Potvin, Ivan Vranjes.
Les Attikamek sont réputés pour leur fabrication de
canots d’écorce et l’utilisation d’écorce
de bouleau.
Lanaudière est aussi une terre de savoir-faire en métiers
d’art.
1 Les chiffres sont tirés du Portrait des
métiers d’art réalisé par Thérèse
Domingue pour le compte
du Conseil de la culture de Lanaudière en 2003-2004.
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