|


|
Joaillier
Après une formation à l’École
de joaillerie et de métaux d’art de Montréal,
Jean-Pierre Gauvreau s’établit en 1985 à Repentigny.
Il participe depuis 1982 au Salon des métiers d’art
du Québec à Montréal et reçoit en 1988
le Prix Jean-Marie-Gauvreau-Molson pour l’excellence de sa
production. Formateur en métiers d’art et boursier
à plusieurs reprises du ministère des Affaires culturelles
du Québec et, depuis 1996, de la Société de
développement des entreprises culturelles, il crée
des bijoux uniques aux alliages précieux, privilégiant
l’or 18 K, l’argent sterling et les pierres précieuses
telles que les diamants, saphirs, rubis, émeraudes ainsi
que les pierres fines comme les topazes, grenats, labradorites.
Il utilise également les perles.
Dans des collections échelonnées
sur cinq ans, Jean-Pierre Gauvreau propose des bijoux aux textures
fortes avec fini au diamant créant ainsi des effets perlés
particuliers qui établissent sa signature. Depuis 2001, le
thème du plaisir le mène vers des orientations stylistiques
nouvelles où différents alliages d’or ainsi
que l’usage de minuscules diamants génèrent
l’émotion.
Lorsque le joaillier définit un modèle,
il a recours au procédé de la fonte à cire
perdue pour le créer. Dans un premier temps, il façonne
une forme positive en cire ou en polystyrène modelée
et soudée, puis fabrique un moule-enveloppe négatif
en plâtre. Une fois le plâtre durci, il le met au four
plusieurs heures pour que celui-ci subisse une vitrification et
que la cire soit détruite. Dans un deuxième temps,
le métal est fondu dans un creuset électrique ou à
la torche oxy-propane. Il est ensuite débarrassé des
scories de surface, puis coulé par force centrifuge dans
le moule qui subit ainsi une rotation rapide permettant l’acheminement
du métal dans l’empreinte de manière homogène
grâce à une centrifugeuse horizontale ou verticale
à ressort.
Une variante de la fonte à cire perdue,
dite sous-vide, consiste à vider de son air le moule avec
une pompe. Le vide atteint, le métal peut être versé
en fusion dans le moule sans qu’aucune bulle d’air ne
se forme.
Une fois le métal figé suivant
l’une de ces deux techniques, le joaillier brise le plâtre
et extrait le métal brut qu’il sable pour en effacer
toutes les stries. La finition se fait par le polissage du bijou
à l’aide d’une pâte abrasive qui élimine
les traces de sablage et une crème à polir qui fait
ressortir la brillance du métal. Les bijoux sont ensuite
couverts d’une patine qui préserve les métaux
tout en exaltant leur beauté.
Les sertissages de Jean-Pierre Gauvreau enfin,
mettent en valeur les pierres qu’il a sélectionnées
avec soin en tant que gemmologiste. Choisissant la griffe pour rendre
la pierre visible de tous côtés ou la tension faisant
en sorte que la monture enserre la pierre par une pression qui produit
l'illusion d’une pierre en lévitation, il cherche à
produire des bijoux d’exception qui, soumis à l'usure
du temps, ne semblent pas perdre un seul instant leur éclat.
Marquant les métaux qu’il a travaillés
d’un poinçon pour déterminer leur type et leur
pureté, Jean-Pierre Gauvreau propose des bijoux qui, au-delà
de la taille, de l’éclat et du nombre de diamants qu’ils
comportent, mettent en valeur le caractère pur, rare et éternel
des montures.
(rédigé par Tiphaine Ricordel)
____________________________
Jeweler
After finishing his studies at the École
de joaillerie et de métaux d’art de Montréal,
Jean-Pierre Gauvreau relocates to Repentigny in 1985. Since 1982,
he has participated at the Salon des métiers d’art
du Québec. In 1988, he is awarded the Prix Jean-Marie-Gauvreau-Molson
for the outstanding quality of his work. An arts and craft instructor,
he has received several grants from the Ministère des Affaires
culturelles du Québec and, since 1996, from the Société
de développement des entreprises culturelles. Gauvreau creates
unique jewelry made with expensive alloys, favoring 18 K gold and
sterling silver. This jewelry includes precious stones, such as
diamonds, sapphires, rubies, and emeralds, or semiprecious stones,
like topazes, garnets, and labradorites. He also uses pearls.
In a limited series production, fashioned over
a period of five years, Gauvreau proposes diamond-polished jewelry,
with specific beaded textures characteristic of his style. Since
2001, the artist has researched pleasure as a theme, which brought
him to develop new stylistic approaches, where different gold alloys
as well as the use of tiny diamonds generate emotion.
Once the jeweler has created a prototype, he
resorts to the lost wax technique. This prototype, modeled out of
wax or sculpted and soldered in polystyrene, is in turn invested
in plaster to form a mold in negative. Once the plaster has hardened,
it is fired in a kiln for several hours for its vitrification and
the vaporization of the wax. Next, the metal is melted in an electric
crucible, or with the use of an oxypropane torch. The molten metal
is cleaned of slag, poured into the mold, then placed in a spring
centrifuge (vertical or horizontal). The rapid rotation allows an
even and homogenous dispersion of the molten metal into the mold.
Gauvreau also uses vacuum casting, a variant of centrifugal casting,
where all the air is removed from the mold with a pump. Once a vacuum
is achieved, the molten metal can be poured inside without the formation
of any air pockets.
With either technique, after the cooling process,
the artist breaks the mold, and proceeds to sand away any striations
from the rough metal surface. The finishing is done with the use
of an abrasive paste, which removes any marks left after the sanding
process, followed by the application of a polishing cream to reveal
the brilliancy of metal. In addition, a patina is spread over the
surface of the metal to act as a protective coating, and bring out
its beauty.
Gauvreau, also a gemologist, highlights precious
stones through a careful selection and appropriate mounting technique.
With a prong setting, a stone is visible from all sides; with a
tension setting, it would appear to float. Tension setting uses
pressure to hold a stone between the two ends of a metal mounting.
Jean-Pierre Gauvreau produces exceptional jewelry
that stands the test of time, never loosing its initial beauty.
The types and purity of the metals he has worked with are marked
with a punch. Beyond the number, size, and quality of the diamonds
they enclose, his jewelry reveals in essence the pure, unique and
eternal nature of the settings.
(translated by Valérie Gill)
|