Tricoteuse

BOURNIVAL, Lucie
Atelier Lucie Bournival
1315, rue Hélène
Sainte-Julienne (Québec)
J0K 2T0

Téléphone : 450 831-3636
Courriel : bourn@videotron.ca

C’est à la suite d’une rencontre avec une mère de famille de neuf enfants qui pratiquait le tricot sur machine que Lucie Bournival a été piquée par la passion du tricot. En 1981, elle décide ainsi d’investir dans une machine à tricoter puis, sept ans plus tard, d’ouvrir l’Atelier Lucie Bournival à Sainte-Julienne (Québec) pour y produire des chandails, gilets, cardigans, étoles et châles.

Elle participe depuis à plusieurs expositions dont le Salon des métiers d’art du Québec à Montréal et l’Artisan de la Cathédrale. Ses vêtements sont distribués dans plusieurs points de vente dont Les Trois Colombes (Vieux-Québec) et Les Artisans du meuble québécois (Montréal).

Lucie Bournival crée des vêtements qui, selon leur arrangement, permettent de répondre à des besoins différents au cours d’une journée. Ses châles se portent ainsi selon différentes possibilités pour apparaître courts, longs, décontractés ou ajustés, au besoin.

Pour réaliser ses vêtements à multiples agencements, Lucie Bournival s’inspire des techniques de l’origami, art du pliage japonais qui permet à partir d’une pièce de papier plane de créer des modèles en trois dimensions. Privilégiant l’emploi de fibres synthétiques, comme l’acrylique jumelée à de la fibre naturelle comme le coton, la soie et le lin, cette tricoteuse opte pour des fibres adaptées à la vie moderne qui peuvent être lavées à la machine.

Suivant le modèle qu’elle a envisagé, Lucie Bournival programme sa tricoteuse électrique qui prendra en compte de nombreux paramètres tels que les espaces entre les mailles, l’élasticité des fibres, l’épaisseur et les dimensions des pièces. Par la suite, elle lance la machine qui, à l’aide d’un fil continu, de deux rangs et d’une navette, confectionne une surface textile composée de boucles entrelacées. Selon les points désirés, les mailles suivent un cheminement particulier créant des jersey, mousse, côtes ou piqués.

Lorsque les surfaces textiles sont créées, l’artisane réalise un bâti avec ses pièces sur un mannequin selon le patron initial tout en laissant place à sa créativité. Ainsi, peut-il lui arriver, en cours de montage, de combiner autrement ses pièces et de créer de nouveaux modèles.

Lorsque le bâti est en place, Lucie Bournival assemble définitivement les pièces à la machine à coudre au grand point plat qui permet de ne pas couper ni endommager les mailles des tricots.

Les dernières finitions consistent à faire les boutonnières et à poser les boutons et l’étiquette de fabrication avant un lavage doux et un mi-séchage à la machine. Dans un deuxième temps, les pièces sont déposées à plat pour finir de sécher sans se déformer.

Cette technique de mise à l’épreuve des mailles et des fibres permet aux clients de l’atelier d’acheter avec assurance des vêtements qui conserveront leurs qualités textiles une fois qu’ils auront été lavés à la machine contrairement à des vêtements fabriqués avec des tissus aux mailles pressées qui réservent bien des surprises une fois lavés.

Selon les saisons et les modes, les tricots de Lucie Bournival évoluent en termes de texture, design et coloris tout en conservant une identité propre qui s’adapte aux lignes de toutes les femmes.

(rédigé par Tiphaine Ricordel)

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Knitter

After making the acquaintance of a mother of nine who was using a knitting machine, Lucie Bournival caught the knitting bug. In 1981, she decided to invest in a knitting machine. Seven years later, she opened her own workshop, Atelier Lucie Bournival, in Sainte-Julienne, Quebec, where she turns out sweaters, vests, cardigans, stoles and shawls.

She has shown her creations at several exhibitions, including the Salon des métiers d’art du Québec, in Montreal and Artisan de la Cathédrale. She also distributes her clothes to many sales outlets, including Les Trois Colombes in Old Quebec and Les Artisans du meuble québécois in Montreal.

Lucie Bournival’s designs have the versatility to perform a variety of roles in the space of one day. For instance, her shawls may be worn in different ways as needed—short, long, loose or fitted.

To make her multipurpose garments, Lucie Bournival borrows from the technique of origami, the Japanese art of paper folding, to construct a three-dimensional pattern. This knitter has opted to blend synthetic fibres like acrylic with natural cotton, silk and linen—machine-washable materials that suit a contemporary lifestyle.

Lucie Bournival programs her electric knitting machine to reproduce the design pattern. First she inputs the parameters—space between stitches, fibre elasticity, and size and thickness of the pieces. She then runs the machine, which constructs a continuous-filament, double-knit, interwoven fabric. Depending on the desired effect, the stitches produce various textures: jersey, bulk, ribknit or suede piqué.

The artist bastes pieces of the manufactured fabric together on a mannequin to make a working sample. She leaves room for inspiration—through fresh combinations of pieces, she comes up with new ideas.

Once the pieces are assembled to her liking, Lucie Bournival runs up the final model on her flat stitch sewing machine, taking care not to cut or damage the knitting stitches.

Now come the finishing touches—buttonholes, buttons, and the sewn-in care label—followed by a gentle wash and a brief, low-temperature machine drying. The last step is to lay the garment flat so it retains its shape as it finishes drying.

By pre-testing the stitches and fibres, she ensures that customers can buy the garments in the knowledge that the material will stand up to machine-washing, unlike pressed fabrics, which may come out in unexpected shapes.

Depending on the season and what’s in fashion, Lucie Bournival’s knitted creations continue to evolve in terms of texture, design and colour, but they always retain a distinctive look that is flattering to all women’s figures.

(translated by Margaret McKyes)

 

 

 

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