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Émailleur
BOUCHER, Louise
797, boulevard Lafortune
L’Assomption (Québec)
J5W 6C4
Téléphone : 450 589-9695
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Après avoir obtenu un baccalauréat
en arts plastiques à l’Université du Québec
à Montréal, Louise Boucher réalise deux stages,
le premier auprès d’un émailleur québécois,
Claude Perrier, le second en France, aux ateliers de Limoges Léa
Sham’s et Alain Duban.
Durant quatre années, elle fait vivre
un atelier d’émaillage sur cuivre à Nazelles-Negron
(France) puis décide de retourner dans son coin de pays natal,
le Québec, pour y ouvrir un second atelier à L’Assomption.
Présente en 2003 au One of a Kind à Toronto, elle
propose également la vente d’oeuvres uniques dans son
atelier.
Inspirée par tout ce qui l’entoure,
Louise Boucher investit, telle une anecdotière, le quotidien
pour proposer des scènes où le détail, l’objet
secondaire sans généralisation, sans portée
peuvent tout à coup prendre de l’importance. Des fragments
visuels des campagnes, des villes et des hommes sont ainsi offerts
à l’oeil sur de somptueuses plaques d’émail
qui suscitent autant d’impressions tactiles que perceptibles.
Utilisant les techniques traditionnelles de
l’émail peint sur cuivre comme le cloisonné
d’argent, le paillon d’argent ou la détrempe,
Louise Boucher se particularise par l’emploi de cernes fins
à l’émail liquide noir afin de donner des contours
à ses figures. Cette technique est inspirée des symbolistes
français.
Pour procéder à la réalisation
de ses émaux, elle découpe et martèle dans
un premier temps des plaques de cuivre puis procède aux opérations
qui assurent la bonne tenue des émaux, le nettoyage au vinaigre
et le polissage au sel. Une fois apprêtées, les plaques
de cuivre sont recouvertes de gomme adragante permettant l’adhésion
d’une couche d’émail de fond nommée contre-émail,
généralement de couleur sombre. Déposé
dans un four à haute température (entre 700 et 1200
°C), le contre-émail subit une fonte durant quelques
minutes, puis est refroidi sur des plaques de marbre. Après
plusieurs pressions aux fers antiques et le nettoyage de la calamine
déposée par la réaction du cuivre à
la chaleur à l’aide d’une lame de pierre, Louise
Boucher reproduit à main levée la composition qu’elle
préméditait de réaliser à la détrempe
et applique les émaux colorés, opaques ou translucides
à la spatule. Chaque couleur appliquée exige une cuisson.
Ainsi, plus un émail peint comporte-t-il de couleurs, plus
le travail de l’artisane demande patience et concentration.
Lorsqu’elle emploie la technique du cloisonné
d’argent, le contre-émail est constitué d’un
fondant particulier qui permet aux fils d’argent préalablement
cuits, coupés, courbés et baignés dans de la
gomme adragante de se fixer sans se dissoudre sur le cuivre. Les
émaux détrempés sont ensuite appliqués
assez rapidement à l’intérieur des cloisons
pour ne pas qu’ils se craquellent à la suite de l’évaporation
de l’eau et de l’action de la spatule. Une fois sèche,
la plaque est de nouveau plongée au four pour une dernière
cuisson. Au total, le temps de réalisation d'un tableau (technique
et création) peut être de l'ordre de 35 heures environ,
parfois plus selon sa difficulté.
La dureté lisse des surfaces impénétrables
aux corrosions, la netteté réfractaire des glaçures
font des émaux peints signés Louise Boucher des mondes
aux mille merveilles où l’oeil peut se gorger de lumière
dans une profondeur de gammes colorées.
(rédigé par Tiphaine Ricordel)
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Enameller ou enamelist
After having obtained her Bachelor Degree in
Fine Arts from the Université du Québec à Montréal,
Louise Boucher undertook two apprenticeships, first in Quebec with
enameller Claude Perrier, then in Limoges, France, with Léa
Sham’s and Alain Duban.
During four years, Boucher owns a workshop,
located in Nazelles-Negron (France), producing enamel on copper,
then decides to return to her place of origin, Quebec, to open her
second workshop in L’Assomption. In 2003 she participates
in the One of a Kind craft show, in Toronto. Boucher’s unique
artwork is also available at her workshop.
Boucher is inspired by everything in her surroundings;
much like an anecdotière (a story teller who recounts anecdotes),
she ponders everyday life to propose scenes where details of minor
importance, are given a new, much greater one. Boucher creates sumptuous
enamel works, fragmented views of countryside and urban scenes,
and of people, which awaken both tactile and visual impressions.
Practicing traditional copper enameling techniques,
such as cloisonné with silver wire, spangle with
silver foil, and the tempera technique, Boucher uses black liquid
enamel to trace fine contours the depicted figures, a technique
inspired by the French Symbolists.
To create a piece, Boucher first cuts and hammers
a copper sheet. Then the surface is cleaned with vinegar and polished
with salt, before the applications of the enamels. Once ready, the
copper is coated with tragacanth gum, which allows the adhesion
of the counter-enamel generally of a dark color. Fired at a temperature
ranging between 700 and 1200 °C, the counter enamel is left
to melt for several minutes. The piece is then removed from the
kiln and placed on a marble face plate to cool. After a repetitious
application of pressure onto the piece with the use of an antique
iron, Boucher uses a grinding stone to remove any traces of calamine,
which forms when copper is heated. With the tempera technique, Boucher
reproduces her composition free style onto the counter enameled
piece, using a spatula to apply colored, opaque and translucent
enamels. A firing is necessary after the application of each color.
The greater the number of colors a composition includes, the more
the artisan’s work requires patience and concentration.
When she utilizes the silver wire cloisonné
technique, a specific type of counter-enamel containing a flux is
necessary. This allows the silver wire to stick to the copper piece
without melting. The silver wire having been previously fired, cut,
and bent to shape is coated with tragacanth gum before it is applied
on the counter enameled copper. The enamel powders mixed with water
are applied quickly inside the silver cloisons to avoid crackles
caused by water evaporation or by the friction of the spatula. Once
the enamels are dry, the piece is ready for its final firing. In
total, the conception and fabrication of a piece can be in the order
of 35 hours and more, depending on its level of difficulty.
With their hard, smooth, glossy surfaces, and
luminous enamels that come in a wide range of rich colors Boucher’s
work offers a thousand wonders to the eye.
(translated by Valérie Gill)
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